Evasion

Elle a lais sur ma Peau des instants de Silences
Des
bouts deves et des parcelles de souvenir
Des Baisers Maladroits et des Caresses de Soupir
U
n gout fragile de ses pâles Désespérances

E
lle a laisce qui s'envole dans ses fragances
Qu
and elle s'endort contre mon Amour enfui
A
compter les battements des Soirs rougis
Par ces mots jes en Cri d'Insouciance...

Elle n
e reprendra rien. Puisqu'elle aura tout donné
De
sa Nudité Orageuses a ses Songes Pieux
Mai
s puisque ce n'est pas dans l'Accent de mes Yeux
Q
u'elle trouvera les Phares des Destins Heureux

Elle n'aura fait que laisser des Heures lentes
Ber
cer Ma Mémoire et mes Regrets d'enfant
Quand c'était elle qui chantait, Douce Amante
S
ur mesvres et dans l'Ombre du Temps...

# Posté le vendredi 06 juin 2008 13:36

Neki

Neki disait quand le temps était au triste qu'il ne fallait pas pleurer, que le ciel le faisait pour nous, et que toute cette eau de la-haut essayait de laver un peu nos coeurs..et qu'il le fallait bien quand meme...

Neki n'avait pas tord. Mais parfois les coeurs prennent du temps.. a parler comme Neki.

Le Temps de l'Ombre d'un Souvenir, j'écris. il y a si longtemps que je n'ai pas en mots et en musique que c'est bien là, quelque part, un retour aux Sources. Une revenade, sur les chemins vieux comme mon coeur. Je le fais en pensant à toi, puisque j'ai commencé un jour à écrire pour décorer un peu tes plafonds qui voyagent. Le temps passe, ainsi que vont les fleuves en dormance. Et moi je cours un peu, sans trop me presser. Les mots ont cette science de nous attendre toujours, et de nous revenir quand on se perd un peu.

Ici bas, les jours sont beaux et les jours sont gris. On balance entre deux envies, et je balance aussi entre deux pluies. J'aime la pluie, quand elle se niche aux coins des yeux et que l'on croit de loin que je pleure un peu avec le temps qui passe. Je vais sous l'ondée chasser mes grises journées sans soleil. Les yeux ouvert pour mieux me dire : je pleure les jours qui ne sont pas nés encore et qui sont déjà des jours de trop. C'est peut être un peu triste, comme image. Mais d'écrire on se mélancolise. Et de se souvenir en écrivant on s'attriste.

Les jours de trop sont tout ceux qui n'ont rien fait, et qui ne feront jamais rien. A balancer sur la balançoire d'avant en arrière, on reste a regarder les gens qui passent. Je me demande dans quelle mesure on peut encore vieillir en allant d'avant en arrière...mais on vieillit quand même au rhytme de l'herbe qui pousse - parce qu'elle pousse sous notre balançoire tandis qu'on attend. Ces jours là reviennent souvent, ou sont d'autres comme les autres, un peu vielli mais résonnant encore du bruit grinçant de la mécanique des balançoires qui cheminent leur chemin en boucle.

Parce que je regarde le monde, et que le Monde continue de vivre tandis que je regarde. j'essaie de comprendre, dans mon hésitation cyclique, ce que le monde a de moi et ce que j'ai du Monde. Pourquoi est ce que j'ai peur un peu de cette foule qui passe, qui tourbillone autour de moi et qui disparait? Pourquoi est ce que j'ai peur un peu de ces rivages déserts quand je joue avec les vagues et que les vagues ne voient personne d'autre avec qui jouer? Pourquoi est ce que je me demande et pourquoi dans chaque endroit il manque... il manque ce mot là qui fait que je me demande sans cesse pourquoi...Pourquoi est ce que le vide me Vertige et pourquoi est ce que le Monde me Noyade?


Neki disait qu'il fallait marcher, et que s'arrêter c'était prendre seulement le temps de mourir. Le Temps de mourir... . Un Temps qui me manque déjà.
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# Posté le mardi 06 mai 2008 10:25

Suppliques

Suppliques
Aimez-moi. Ne soyez pas rancunier, ne soyez pas haineux. Je vous ai fais du mal. Je le sais bien. Je l'ai voulu ? Oui et non. Je ne suis pas très clair, avec moi-me. Je l'ai voulu, sûrement, quand je l'ai fait. Mais je vous promets, oh je vous jure qu'avant et après je ne l'ai jamais voulu.

C'ét
ait dans ces nuits folles, ces instants où tout se dérègle. C'était au bout des rêves, au bord du gouffre. Ce n'était pas avec un sourire. Je suis un enfant. Et pardonnez mes offense, je ne sais pas ce que je fais. Voix sombres dans mes veines, vie violente, j'étouffe.

Lais
sez moi respirez, laissez moi respirer ! Je ne suis qu'un enfant...je ne veux pas être grand. Je ne serai jamais grand. Il y a des jeunesses fusillées, qui ne reviennent jamais. Et quand la jeunesse fleurit rouge contre le mur, d'où s'envole l'homme ? De quelle sève va-t-il tirer son élan, par quel regard va-t-il naître ? Fusillée, nuit sans saison. Epoque sans nom. Dans l'ombre. L'esprit criminel dit : tue les autres enfants ! Tue les autres Jeunesses ! Ou fais les souffrir...l'Enfer dans ton c½ur...offre leur... pas l'amour...pas l'amour... c'est une fleur noire.

Du M
al. De ceux qui glissent furtivement dans tes mots, qui assombrissent tes yeux et éveillent tes nuits. Ton front est chaud. Mon front est chaud. Un peu de fièvre. Aimez moi....aimez moi... ce n'est pas moi qui veut. Ce n'est pas Lui non plus, c'est un autre qui est mort et qui arrive encore à se souvenir. Tout ce qui porte un nom brûle.

Tout
ce qui porte un nom brûle. Les Orphelinats dans les brumes austères, et les jardins sans enfants. La balançoire qui se balance doucement... Les images d'Automne, dans l'effleurement du vent et les silences des feuilles moirées. Les regrets...les regrets... Est-ce que j'ai aimé...là-bas...quelque chose qui me ressemble ?

Aimez-m
oi. Pour ne pas être seule, pour croire qu'il y a dans ces grands déserts des yeux pour exister, des c½urs pour vivre, et des souvenirs pour revenir. Aimez-moi pour ne pas rêver...

Je ne veux plus...rêver.


Aimez moi

# Posté le mardi 25 mars 2008 07:29

J'ai su peut être [Melancolie]

J'ai su peut être
J'ai su peut être au détour d'une heure
A
rpenter le c½ur d'une Sauvageonne
Pu
isqu'elle est rement l'Idéal rêveur
D'
une vague harmonie qui chantonne
D'
heurt en heurt

D
ans le c½ur des enfants du Silence
Dans les dernières valses du Soir Perle
De
s Hivers bleus pour l'ultime danse
J'
ai su peut être au cou d'un merle
C
aprice d'Enfance

Tre
sser des cordes d'airs doux et lents
I
lluminer un peu ses yeux noirs de jais
Pour qu'ils rêvent des sillages blancs
Qu
i suivent indolemment les lits défaits
D
es Fleuve hésitants

J'a
i su peut être lui murmurer parfois
C
e que bat le c½ur, ce que bat l'Amour
Dan
s mes Rêves froissés comme soie
J
etée au fond d'une tombe, sous une Tour
D
e larme et de voix

Voi
x comme l'écho des silences mourant
Des ceux là qui vivent et pleurent encore
Sur les quais de brume des Soirs bruyants
Qua
nd on dit que flotte près du grand Port
Un
e robe cousue d'or.

J
'ai su. Peut être...


Leunamme

# Posté le mercredi 19 mars 2008 07:37

Présage

Présage

Je viens d'apprendre le décès brutal d'Emmanuel Marchal
Je ne le connaissais pas dans la vie réelle, mais ce que j'ai pu connaitre de lui au travers d'un écran, c'était des bons côtés uniquement. Il était disponible, généreux, il aimait le role play et il inventait toujours de superbes histoires, mettant en scène les personnages qu'il incarnait, bref, c'était quelqu'un avec qui j'aimais beaucoup parler. On rigolait souvent aussi...
Je ne suis pas croyant, mais si un Dieu existe, je suis sûr qu'il l'accueillera à bras ouvert.

A sa famille, j'adresse tout mon soutien, ainsi que mes sincères condoléances. Je partage votre douleur immense, et j'aimerai tant l'avoir connu réellement, car c'était quelqu'un de bien.



V.Z

# Posté le mardi 11 mars 2008 06:41